Bois Raméal Fragmenté (BRF)
 
Broyat provenant de branches (diamètre maxi 7 centimètres) , provenant principalement de feuillus, et représentant la partie la plus riche de l'arbre (75% des minéraux, acides aminés et protéines y sont concentrés). Le terme désigne également la technique permettant de cultiver sans labour, sans engrais et avec peu d'eau des végétaux alimentaires ou non en reproduisant les mêmes mécanismes que la forêt (qui est autosuffisante). En utilisant les branches fraîchement broyées et répandues rapidement au sol, toute une faune et flore s'installent.Les BRF sont considérés comme des aggradants (on parle de l'aggradation à l'inverse de dégradation) et présentent donc un matériau de premier choix pour restaurer les sols épuisés. 
 
 
 

 

Le BRF correspond à une méthode naturelle d'origine canadienne de régénération et de remise

en état des sols, par l'utilisation des rameaux verts d'essences feuillus, qui sont fragmentés,

broyés puis épandus et incorporé aux premiers centimètres du sol.

Ils proviennent des parties de l'arbre (branches, brindilles et feuilles) riches en nutriments,

sucres, protéines, celluloses et lignines qui ont tous un rôle précis et spécifique dans la

 

 

 

Le compost est en grande partie minéralisé de manière à libérer des nutriments. En effet,

même si le compost alimente la vie du sol et en particulier ses bactéries, son action est plus

sensible sur l’alimentation des végétaux agissant comme un engrais-amendement dont les

 

 

développement des champignons. Son action est SUR le sol. La stimulation de la vie du sol

s’avère donc beaucoup plus marquée qu’avec le compost ou tout autre amendement

organique. Le BRF est considéré comme un « aggradant » (capable d’agir contre la

dégradation), stimulant la vie cryptogamique des sols.

 

 

L'une des exigences du sol tient à un processus fondamental ignoré jusqu'à tout

récemment, la biotransformation des substances végétales en sol où la lignine syringyl

La biotransformation est le début d'un long processus appelé pédogénèse qui régule la vie, la

disponibilité des nutriments, la structure physique du sol, sa résistance à l'érosion et surtout

protége et stimule les diverses phases de la vie animale, bactérienne et surtout fongique du

sol.

Les BRF ont ainsi des caractéristiques pédogénétiques agissant sur tous les paramètres du sol

en fonction du temps, mais dont l'action n'est pas infinie, nécessitant à intervalles réguliers,

des apports supplémentaires, au même titre que la forêt apporte annuellement les composantes

nécessaires sous la forme de brindilles et de feuilles tombant au sol ou de petites racines

métabolisées par la faune des arthropodes.

 

 

Les BRF ont donc pour vertu de stimuler et maintenir la fertilité du sol.

 

Matériaux à utiliser

Les branches à broyer doivent avoir un diamètre inférieur ou égal à 7cm (5 cm pour

les bois de coeur). Les branches de cette grosseur contiennent 75% des éléments nutritifs de la

portion épigée de l’arbre. Les jeunes rameaux utilisés doivent être des feuillus. Ces parties

contiennent de la lignine qui est dégradée par des champignons qui colonise le bois sous

forme de mycélium. Puis ce mycélium alimente à son tour les nombreux êtres vivants présents

dans le sol : acariens, vers, insectes, bactéries, protozoaires, collemboles … Les autres

composants du bois sont ainsi rendus accessibles, décomposés et deviennent des nutriments

disponibles pour les autres plantes.

Il est préférable d’utiliser des branches dépourvues de feuilles puisqu’elles peuvent abriter des

bactéries indésirables et peuvent rendre le déchiquetage compliqué.

Toutefois, l’utilisation de branche supérieures à 7 cm, et le bois de tronc ne sont pas néfaste

au sol ni aux cultures mais sa contribution au sol est marginale même à long terme. En se

décomposant, le bois de tronc produit principalement du gaz carbonique. Tandis que les

branches renferment assez de nutriments pour permettre aux micro-organismes, surtout les

 

champignons, de créer la matière organique stable de l’humus.

Quelles essences utiliser

A partir du moment où les bois raméaux utilisés sont des feuillus, les résultats ne

peuvent être que positifs.

Toutefois, toutes les essences ne sont pas égales pour faire des BRF en raison de la diversité

de leur composition chimique. Au sein d’une même espèce également, des différences sont

observées, selon la richesse du milieu d’origine.

Les branches sont issues d’arbres feuillus. Il est toutefois possible d’utiliser un peu de

conifères en mélange, à hauteur de 20%. Au dessus de 20%, les résineux entravent les

processus de formation du sol. L’efficacité varie selon les espèces d’arbres : Les espèces de

bois franc climaciques (hêtres, chênes, érables, frênes, tilleuls, châtaignés, etc.) donnent les

meilleurs résultats que celles des feuillus non climaciques de type « bois mou » (bouleaux,

 

peupliers, trembles etc.).

 

A ne pas utiliser

: Les résineux qui apportent de l’acidité

Toutefois, il est préférable d’avoir un mélange d’essences pour le BRF et de travailler avec

des espèces locales.

Dans le cas des arbres situés en bordure de route ou en zone urbaine, les branches peuvent

être broyées sans risques de pollutions liées aux métaux lourds dans la mesure ou il n’y a pas

 

de feuilles.

Qu’est-ce que le broyage ?

Le broyage consiste à réduire sous forme de copeaux les déchets verts issus de la taille

et de l’élagage. Les copeaux doivent faire 10 cm de long maximum (de 2 à 5 cm3). Il est

préférable de les déchiqueter longitudinalement.

Le broyage des branches permet de dilacérer les tissus afin de rendre accessible l’intérieur des

rameaux tout en augmentant la surface d’attaque pour les micro-organismes.

 

Ces copeaux sont utilisables pour le compostage et le paillage.

Périodes propices à la réalisation de BRF

Récolte et broyage

La meilleure époque pour couper, broyer et épandre se situe entre octobre et février,

période de dormance des feuillus (repos végétatif) durant laquelle la sève descend. La

meilleure période correspond au début de l’automne. Les jeunes branches sont alors riches en

lignine. De plus, la période de dormance permet de couper et stocker sans crainte de

 

dessèchement les branches.

Epandage

La meilleure période d’épandage correspond à novembre. Plus on le met en place tôt

(automne), plus le processus de décomposition du BRF par les champignons sera avancé et

donc moins grand sera le risque de « faim d'azote ». Il est toutefois possible d’épandre jusqu’à

mi-mars. Toutefois, il est possible d’épandre en printemps-été. Le BRF risque alors

d’immobiliser l’azote et donc de compromettre la culture en place. Dans ce cas, il est

conseillé de laisser le BRF en pailli jusqu’à l’hiver, tout en s’assurant qu’il ne se dessèche pas

 

trop.

Attention, Le BRF doit être étalé dans les 24h qui suivent le broyage.

 

frais sont plus efficaces que les BRF compostés ou sec (si le bois est trop sec, les ferments ou

 

enzymes propres à l'espèce ne peuvent entrer en action).Le bois doit rester froid pour que les

 

champignons désirables (basidiomycètes) s’établissent rapidement.

Stockage

S’il vous est impossible d’étaler le BRF immédiatement, réaliser des tas de 30 cm de

haut maximum afin d’éviter la montée en température pendant quelques mois ainsi qu’une

dégradation anaérobie. En effet, ce sont les champignons qui doivent se développer et non pas

les bactéries. Le bois doit rester froid pour que les champignons désirables (basidiomycètes)

s’établissent rapidement.

Il est toutefois préférable de stocker les branches, plutôt que le broyat, et les broyer au dernier

moment. Les prélèvements réalisés en période de dormance permettent de couper et stocker

les branches sans crainte de dessèchement.

Il est important de préciser que les tas de broyats devront être mis en place sur des terrains

bien drainés, faute de quoi le processus de compostage prendra naissance au détriment de la

 

qualité des BRF.

Capacité de production

1km de haie → 16 à 30m3 de broyat chaque année → recouvre entre 500 et 1000m² de broyat

à raison d’une couche de 3 cm.

 

10m3 de branches → 1,5m3 de broyat. Donc pour 100m², il faut 3m3 de broyat.

 

Sur quels sols utiliser du BRF :

Le BRF non assimilable par tous les sols

A l’exception des sols hygromorphes, les sols sableux et argileux réagissent bien aux

BRF. Ils sont efficaces sur les sols argileux par l'amélioration de la structure et la formation

des agrégats argilo-humiques. Pour les sols sableux, il y a formation d'agrégats organiques qui

jouent un rôle analogue à ceux d'origine argilo-humique, tout en faisant partie de la nourriture

de la microfaune, d'où la nécessité d'applications plus fréquentes ou en volumes supérieurs.

Il est à noter que dans les sols argileux, il faut plusieurs années pour voir les bons effets, liés

 

notamment au travail des lombrics.

Comment utiliser le BRF

- culture plein champ : Incorporation

 

- 150 à 250m3/ha (40 à 65tonne/ha), soit une couche de 1,5 à 2 cm d’épaisseur.

Plusieurs études indiquent que les apports d'amendements organiques améliorent de manière très significative les

rendements de cultures intensives telles le seigle, les pommes de terre, l'avoine et les fraises etc

 

(Chervonyj, 1999; Ndayegamiye, 1998; Régis, 1998; Gasser et al., 1995).

- champ – potager - jardin : Incorporation

- Couche de 3 cm (entre 2 et 5)

- La première année, l’association BRF-légumineuses serait idéale pour assurer

la disponibilité rapide de l’azote. En effet, les légumineuses (haricots verts, pois, lentilles,

trèfle, luzerne…..) ont la vertu de fixer dans le sol l’azote de l’air.

- Les productions maraîchères, susceptibles de bénéficier le plus des BRF, sont

les fraises, brocolis, choux-fleurs, salades, haricots, oignons, carottes et poivrons, tomates,

 

pommes de terre.

 

- Jardin - plantes vivaces - verger - haies - petits fruits - vignes - « élevage » :

Paillis

- Jardin - pelouse : Le BRF permet de régénérer une pelouse dégradée. Un

mince paillis permettra de protéger le sol, de le décompacter et ainsi de stimuler la

régénération naturelle d’herbacées spontanées.

- Plantes vivaces : Paillis de 3 à 4 cm d’épaisseur. Cette faible épaisseur du

paillis peut nécessiter de compléter au fur et à mesure qu’il disparaît sous l’effet de l’activité

des verres de terre, ce qui implique un apport régulier de petites quantités de BRF.

- Verger : Epandage de 10 à 15 cm de broyat du tronc jusqu’à l’aplomb de la

limite de la couronne de l’arbre en prenant soin de dégager le collet (tronc) afin d’éviter un

éventuel transfert de maladies ou de parasites.

S’il s’agit de l’implantation d’un verger, il suffit d’appliquer un paillis d’une dizaine de

centimètres d’épaisseur sur un mètre de rayon autour du jeune plant. L’épandage de BRF

devra alors être effectué le plus tôt possible suite à la mise en terre des plants afin de réduire

le stress hydrique.

Dans tous les cas, il est préférable de dégager le collet de l’arbre pour ne pas lui communiquer

d’éventuelles maladies.

Au sujet des maladies, le BRF favorise les collemboles qui consomment les champignons

aériens responsables de la tavelure du pommier. Le même effet est visible sur d’autres

parasites.

Le BRF permet aux vieux arbres, un accès à des nutriments qui leur procureront une seconde

jeunesse.

- haies : Disposez d’un paillis de 1 à 20 cm d’épaisseur au pied des arbres, ou

sur une bande de 1 m de large lors de la plantation de la haie. Dans ce dernier cas, il est

possible de mécaniser l’épandage en utilisant un épandeur à aliments pour bétail.

- Petits fruits - vignes : paillis d’au moins 8 cm d’épaisseur. Selon la quantité

disponible, le paillis peut être disposé soit sur un rang, soit entre les rangs ou sur toute la

surface du vignoble.

Dans le cas du pourridié de la vigne par exemple, le développement des champignons après

 

apport de BRF permet de limiter l’apparition de la maladie.

- En élevage :

 

ensuite être épandu sur les cultures.

Quand et comment épandre

C'est à l'automne qu'il faut procéder à l'épandage (octobre à décembre), réduisant les

problèmes causés par l'immobilisation de l'azote. L'épandage printanier n'est pas

recommandé.

Pour les grandes cultures supérieures à 5000 m², l’épandeur à fumier s’impose.

L’épandage doit avoir lieu de préférence sur sol portant (sec ou gelé) afin de limiter les

tassements répétés d’engins lourds.

 

Pour des petites surfaces, la pelle fourche ou le râteau suffisent.

Comment mélanger-incorporer

- Sur des surfaces de l’ordre de 500m² minimum sans labour !

 

 

Tout comme l’épandage, l’incorporation aux premières couches du sol doit avoir lieu

de préférence sur sol portant (sec ou gelé) afin de limiter les tassements répétés d’engins

lourds. Il est plus aisé d’utilisé un tracteur auquel il est attelé un vibroculteur, un disque ou

une herse de type chisel ou un rotovator. Pour éviter un tassement excessif du sol, le sens de

passage lors de l’incorporation doit être perpendiculaire à celui suivi lors de l’épandage.

Le mélange, par hersage avec les 5 à 10 premiers cm du sol, est supérieur à toutes les autres

méthodes. Il faut éviter un enfouissement profond, particulièrement sur les sols lourds.

Pour ce qui est des sols à faible rendement, il est préférable de procéder à l'enfouissement par

hersage à l'automne.

Toutefois il est fortement recommandé de ne pas incorporer dans une terre détrempée (les

basidiomycètes ne peuvent se développer et les conditions sont plutôt anaérobies), ou dans

une terre desséchée. Les organismes décomposeurs ont besoin d'eau.

Par la suite, l’entretien de l’application consiste en un apport tous les 3 à 5 ans d’une dose

 

plus faible de BRF de l’ordre de 50 à 100m3/ha

Attention, il est interdit de labourer

les champignons, il faut que le sol soit riche en oxygène, ce qui est le cas près de la surface. Si

le broyat est enfoui par un labour à 30 ou 40 cm, voire plus, l’activité bactérienne consomme

rapidement tout l’oxygène présent, contrariant ainsi le développement des champignons et

l’humification dont ils sont responsables. Dans de telles conditions, la transformation des

BRF risque d’acidifier le sol et de contrarier le développement des cultures.

- Pour les petites surfaces

 

 

Utiliser un croc à fumier ou une grelinette. Enfoncer le croc à fumier sur 8 à 10 cm (3

cm de BRF + 5 cm de sol) et tirer l’outil en lui donnant des vibrations afin d’obtenir un

 

mélange homogène. Laisser environ deux mois entre l’épandage et le mélange.

Quand mélanger

Attendre l’apparition des mycéliums, signe que l’activité fongique démarre. Certains

de ces longs filaments blancs sont visibles à l’oeil nu. Lors de l’incorporation superficielle, le

sol doit être ressuyé. Le mélange peut être effectué au moins deux à trois mois après

l’épandage.

Certains préfèrent attendre les premières apparitions d’amplitudes thermiques importantes : le

 

printemps favorise le développement des champignons.

Qu’est-ce que la faim d’azote, et comment y remédier

Durant une ou deux années, il est conseillé de mener une culture de légumineuse Il est

également possible de compenser la faim d’azote en apportant au sol l’équivalent de 1 kg

d’azote par m3 de BRF. Une autre possibilité sera de laisser la parcelle en jachère pendant un

 

an ou deux, suivant la richesse initiale du sol.

Quand planter

6 à 7 mois après épandage. Cette période peut paraître longue, mais elle respecte

 

toutes les activités biologiques mises en route par les BRF pour réhabiliter les sols.

La fréquence des apports

Il faut que le BRF soit présent en permanence dans les couches supérieures du sol.

Tout dépend donc de la quantité apportée. On peut faire un apport tout les trois à cinq ans, ou

fractionner les apports annuellement. Les apports réguliers permettent de remettre en route un

 

cycle vivant.

La ressource

La ressource disponible est complexe à évaluer objectivement de part la diversité des

gisements, la fréquence et le volume des apports, les techniques culturales…. Mais il faut

souligner son caractère renouvelable (biomasse) et des perspectives de (re)développement

avec notamment les boisements diffus (embocagement, agroforesterie).

La récolte de bois raméal a la particularité d’être envisageable seulement 3 à 5 ans après la

plantation d’une haie bocagère, et seulement 2 à 4 ans en moyenne sur souches, troncs ou

 

têtes d’arbres après une coupe (arbres d’émondes et têtards).

Atouts du BRF

C’est une nourriture naturelle pour le sol, plus besoin d'arrosage, ni d'aucun apport d'azote

supplémentaire, ni de recours aux biocides et autres produits chimiques néfastes. Les

végétaux cultivés sont d'excellente qualité, se conservent plus longtemps, et sont

naturellement hypers resistants. En effet les agriculteurs observent sur leurs cultures sur BRF

une très nette diminution des pressions des maladies des cultures (Cela pourrait s’expliquer

par la présence des champignons « dévoreurs » de lignine et concurrençant les champignons

pathogènes, voire la production «d’antibiotiques » naturels.

Génère une très grande fertilité : 4 tonnes humus/ha/an.

L’implantation des mauvaises herbes et considérablement diminuée.

Enfin, cette technique encourage chacun à planter et replanter encore des haies mixtes et

 

diversifiées.

- Action sur la physique des sols de culture dans un contexte de

 

changement climatique

 

Le BRF peut, par sa décomposition dans le sol, stimuler les micro-organismes mais

aussi les membres de la pédofaune. Cette décomposition permet d’enrichir les horizons

supérieurs en humus le plus stable. Tous ces facteurs favorisent une bonne structure,

améliorant ainsi la santé des plantes mais aussi la résistance à l’érosion, à la battance de la

pluie et diminue potentiellement les risques de tassement, formation de couches de glacis,

 

coulées de boues,…

- La limitation des maladies fongiques

 

Phénomène pouvant s’expliquer par plusieurs facteurs.

 

En premier lieu, le développement massif des champignons décomposeurs crée une

compétition pour l’espace, l’eau, et les nutriments limitant le développement des

champignons pathogènes.

Ensuite, la dynamisation de l’ensemble de l’activité biologique peut favoriser les

consommateurs ou les parasites des pathogènes.

Enfin, il a été montré que les apports de matières ligneuses peuvent activer des gènes de

 

résistance chez la plante.

- Une plus grande réserve en eau, sans irrigation ou très peu

 

La réserve en eau du sol est améliorée suite à la restructuration de celui-ci. L’activité

 

biologique, et en particulier celle des champignons, permet une régulation de l’humidité. le

sol n’est donc jamais ni sec ni engorgé ! C’est probablement ce qui est à l’origine d’un des

effets les plus spectaculaires des BRF : la très forte résistance à la sécheresse des cultures.

C’est ainsi que l’irrigation se trouve fortement réduite, voire supprimée même dans des

contextes climatiques relativement secs. Dans le cas de pluies abondantes, les BRF sont

également favorables car le sol n’est jamais engorgé du fait de la structure aérée du sol qui

 

permet une forte infiltration

- Une diminution du carbonne dans l’atmosphère

 

Le traitement au BRF participe à la fixation du CO2 dans le sol. Il est estimé par

 

exemple que 25000 m3 de broyat, s’ils sont appliqués tous les ans, génèrent une séquestration

de 20000 tonnes de CO2 par an, alors que cette même quantité brûlée libère 62000 tonnes de

 

CO2 par an dans l’atmosphère.

- Une protection des nappes phréatiques contre les effluents d’élevage

 

Traditionnellement, les apports organiques sont riches en azote. Ainsi les lisiers et

 

fumiers issus des élevages sont susceptibles d’occasionner des pollutions au nitrate lorsqu’ils

sont appliqués seuls, en trop forte dose ou au mauvais moment.

Dans ce paysage, le BRF fait figure d’exception, avec son C/N approchant les 50, il stimule

l’activité de champignons spécifiques capables de fixer l’azote du sol. Cet amendement piège

 

à nitrates peut aider à réduire les APL (Azote Potentiellement Lessivable).

- Une meilleure valorisation agricole de ce qui est encore considéré comme

 

un « déchet vert »

 

Cette technique constitue une alternative au traitement de certains déchets verts par

compostage. La valorisation en BRF d’une partie du flux permettrait d’éviter l’extension de

dalles de compostage actuellement saturées et, en diminuant la hauteur des tas, de réduire les

nuisances olfactives et les risques de déclassement liés à des problèmes de fermentation.

Avec la technique d’épandage direct, le fermier valorise lui-même un produit naturel brut,

identifiable visuellement.

En outre, des complémentarités sont à trouver entre l’épandage direct et le compostage, une

petite quantité de compost peut, par exemple, être ajoutée au BRF en guise d’activateur

 

biologique.

- De meilleurs rendements, des plantes plus vigoureuses et des récoltes de

 

meilleure qualité

 

 

Corrige les carences en magnésium et en matières organiques des sols.

- Moins de parasites et pathogènes sans traitement

 

Une des conséquences de la stimulation de la pédofaune réside dans un meilleur

 

 

contrôle des parasites et des maladies.

- Un meilleur control des « mauvaises herbes » sans herbicides ni labour

 

Les dites « mauvaises herbes » sont moins présentes. Après restauration du sol, les

 

 

herbes sont très faciles à extraire manuellement.

- Une élimination des résidus de pesticides des terres agricoles

 

Le BRF forme le substrat électif de micro-organismes aptes à dégrader la lignine, ces

 

organismes excrètent des enzymes lignolytiques. Ces enzymes sont capables d’accélérer la

 

dégradation de certains résidus de pesticides.

- Un développement écologique et économique des haies champêtres

 

Une haie vive participe à la biodiversité et constitue un refuge pour la faune. Elle

 

participe aussi à lutter contre l’érosion.

La production locale de BRF constitue un nouveau mobile à l’implantation de haies

champêtres.

Lors de l’entretien des haies existantes, les tailles sont généralement brûlées sur place en pure

perte (Kyoto) et ce, faute d’une solution adaptée. La production de BRF est une des voies de

 

valorisation de ces rémanents. Elle est complémentaire à la valorisation énergétique.

- La promotion d’une agriculture durable

 

Dans le cadre des Techniques Culturales Simplifiées et du non-labour, l’incorporation

 

de BRF présente une complémentarité intéressante. Elle nécessite un machinisme et des

pratiques similaires. Le BRF pourrait permettre de lutter, à long terme, contre la compaction

qui est un des principaux problèmes du non-labour.

En outre, le BRF permet d’atteindre des objectifs « humus » vu par les praticiens des TCS et

par les agriculteurs bios comme la condition permettant la pratique d’une meilleure

 

agriculture.

- Une diminution des pesticides

 

Restauration de l’équilibre biologique de la terre cultivée lequel renforce le système

 

 

immunitaire des végétaux

Inconvénients du BRF

Technique pouvant être onéreuse nécessitant un broyeur.

Ne peut être utilisé sur les sols gorgés d’eau

 
 

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